
En 2010, une étude portant sur le secteur agricole en RDC l'a démontré de manière claire: les producteurs agricoles congolais s'organisent et prennent des initiatives pour faire évoluer leur agriculturemais ces dynamiques locales ne sont absolument pas prises en considération. Ni par les responsables politiques congolais, ni par les grands bailleurs de fonds du secteur.

Il faut dire que les dynamiques paysannes diffèrent beaucoup d'une région à l'autre. Pourquoi? Parce que les réalités agro-écologiques sont très différentes et parce que les passés et les possibilités socio-économiques actuelles sont spécifiques à chaque zone. L'ouverture du Kivu sur l'Afrique orientale, celle du Bas-Congo sur l'océan et celle du Katanga sur l'Afrique australe apportent aux producteurs agricoles de ces régions des atouts mais aussi des contraintes particulières que leurs collègues enclavés du Kasaï oriental et du Maniema ne peuvent pas connaître. Pour d'autres producteurs encore, la proximité des grandes villes comme Kinshasa, Kisangani, Bukavu, Mbuji-Mayi ou Kananga constitue un avantage déterminant.