Burkina Faso : PRODIA
Le contexte au Burkina. Le Burkina Faso est le pays le
plus pauvre de la planète selon l’indice de développement
humain (IDH) de l’ONU. Pays enclavé au coeur du Sahel, il doit
faire face à des sécheresses récurrentes et à
une désertification croissante. Nombreuses sont les familles rurales
qui, dans l’espoir d’une vie meilleure, abandonnent leurs terres
pour aller vivre en ville. Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, n’échappe
pas à dette règle et
s’étend
à vue d’oeil. Faute d’emplois stables, le secteur économique
informel et ses « petits métiers » prédominent.
Un institut de microcrédit urbain. PRODIA est une institution de microfinance active à Ouagadougou. Dotée de trois agences, PRODIA octroie des crédits individuels (sans épargne préalable) à des petits artisans et à des petits commerçants qui n’ont pas les garanties pour s’adresser à une banque classique. Outre sa garantie matérielle, le client doit trouver deux personnes garantes (à salaire fixe) pour obtenir un crédit.
Le taux d’intérêt des microcrédits est de 18% et leur durée est de 18 mois maximum. Actuellement, PRODIA compte environ 2 200 clients, dont 60% de femmes. Le portefeuille à risques de PRODIA est de 2,5%. Grâce à ses performances, PRODIA couvre 91% de ses charges (hors subvention). Elle devrait être entièrement autonome fin 2005.
A travers son action, PRODIA renforce l’économie de Ouagadougou à la base, contribue à la formation des jeunes (recrutés chez ses clients) et contribue à la lutte contre le chômage.
SOS Faim (d’abord Belgique puis Luxembourg depuis 1993) appuie PRODIA depuis de nombreuses années. A l’aube de son autonomie financière totale, SOS Faim est en phase de désengagement à l’égard de son fidèle partenaire. Désormais, PRODIA est en effet capable de voler de ses propres ailes et de « capter » d’autres financements plus importants.
Financement : L’appui de SOS Faim Luxembourg à PRODIA en 2005 fut de 65 000 EUR.

