Sénégal : contexte

L’agriculture familiale face à l’agro business. Ces dernières années, on entend de plus en plus parler de l’industrie et du tourisme au Sénégal, au détriment de l’agriculture qui reste pourtant le plus grand secteur d’activité du Sénégal. Plus de 70% de la population sénégalaise tire ses revenus de l’agriculture. Et pourtant, tant en milieu rural qu’urbain, la pauvreté grandit.

Les paysans sénégalais sont de moins en moins soutenus : ils ne bénéficient pas de la majeure partie des soutiens financiers qui proviennent de l’aide au développement ou de l’Etat. Et pour cause, on constate aujourd’hui le retrait quasi total de l’Etat dans la vie des villages suite aux ajustements structurels imposés par le FMI et la Banque Mondiale. De surcroît, les effets de la globalisation se font de plus en plus ressentir notamment par l’émergence de l’agrobusiness. Dans ces conditions, l’exploitation familiale sénégalaise est totalement exclue des préoccupations de développement alors qu’elle représente le principal mode d’organisation des ruraux.

SOS Faim encourage un développement rural pensé et mis en place par les paysans eux-mêmes. Par nos appuis, nous voulons améliorer la qualité de vie des paysans et l'accès aux services essentiels de base en milieu rural. SOS Faim est à l’écoute des paysans et accompagne la réalisation de leurs projets. Au delà de l’appui à des initiatives locales concrètes, nous encourageons la création d’un cadre permettant aux populations, aux collectivités locales, à l'Etat et ses services, aux associations, au secteur privé ou encore aux partenaires du développement d'utiliser au mieux leurs compétences respectives pour un développement durable et autonome.


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