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Les céréales andines, une source de revenus pour les communautés paysannes Quechua

financement SOS Faim Belgique

Des communautés paysannes regroupées en coopératives

Au Pérou se cultivent diverses céréales dites andines parce qu’elles ne sont cultivées que dans les hauts plateaux de la cordillère des Andes, bien souvent pas des communautés de paysans Quechua. Ces communautés assurent la gestion des terres et la mise en œuvre des projets collectifs. Les producteurs ne disposent que de petites surfaces – souvent moins d'un hectare – qui ne leur permettent qu'une faible production. Bien que la plus grande partie soit réservée à l'autoconsommation, les enfants souffrent quand même de malnutrition. Il leur faut réaliser des recettes suffisantes, avec le peu qu'ils vendent, pour assumer les dépenses courantes comme l'école, les vêtements, les médicaments. Afin de tirer un bénéfice plus important de la vente de leur production, certaines communautés se regroupent en associations ou coopératives. Cela leur permet de bénéficier d’équipements collectifs à moindre coût et de mieux négocier leur prix de vente. Ainsi dans la région d'Apurimac, au sud du Pérou, l’Association Centrale des Communautés Campesinas de Ranracancha (ACCCR) assure la transformation et la commercialisation du quinoa, kiwicha, maïs, fèves et blé de cinq communautés paysannes Quechua. Dans la région de Cusco, la Centrale des Communautés paysannes de Chumbivilcas (CCCCH) assure la vente de blé, orge, maïs… La Centrale des entreprises paysannes de la Vallée Sacrée des Incas (CECVSI) regroupe des producteurs de maïs blanc géant, un maïs caractérisé par un grain de très haute qualité et de grande taille. La Centrale assure le stockage, séchage et sélection par qualité des productions. Aux environs de Puno, près du lac Titicaca, ASCENPROMUL regroupe près de 450 producteurs de quinoa. La coopérative assure le traitement et la vente de quinoa, permettant aux producteurs de dégager un bénéfice bien plus important que s’ils travaillaient seuls.

Transformer les produits pour créer de la valeur ajoutée

La transformation sur place permet de capter la valeur ajoutée du produit fini et donc d'assurer aux producteurs un prix supérieur au prix du marché. Une partie de ces produits est destinée à des programmes gouvernementaux de lutte contre la malnutrition, et est donc ensuite redistribuée aux familles ; l’autre est revendue sur place à des prix préférentiels. Certaines centrales telles que ACCCR offrent également un soutien financier aux communautés membres, par exemple pour la construction d'ouvrages d'irrigation, d'une maison communale, etc. Cette année, l'association se convertit en coopérative, ce qui lui permettra une meilleure gestion et un soutien accru aux membres. Les associations et coopératives de producteurs de grains andins ont également l’intention de mieux défendre leurs intérêts sur le marché national notamment en essayant de développer des points de vente dans les grandes villes et la capitale, Lima.

SOS Faim : partenaire les organisations de producteurs de céréales andines

Les organisations de producteurs de céréales andines et SOS Faim. Le soutien de SOS Faim vise la production (assistance technique pour une production respectueuse de l’environnement), la transformation à travers l’achat d’équipements et la commercialisation (études de marché, soutien à l’obtention de certificats de qualité) ainsi que la gestion institutionnelle des OP.