
Au nord du Burkina Faso, la saison des pluies est courte et capricieuse, entraînant des récoltes familiales chroniquement inférieures aux besoins de l’année.
Les paysans doivent donc, entre deux récoltes, acheter des céréales ou d’autres produits alimentaires de base avec les maigres revenus issus d’autres activités comme l’élevage, le maraîchage ou d’activités extra-agricoles.
Cependant, l’achat de céréales pendant cette période pose diverses difficultés pour les familles concernées : les céréales sont alors très chères et il faut effectuer de longs trajets pour s’approvisionner en ville, sur des pistes rendues impraticables par les pluies.
A partir des années 1970, diverses organisations paysannes locales, comme la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN), ont mis en place des «banques de céréales» dans les villages.
Leur mission consiste à acheter, juste après la récolte, un stock de céréales à un prix le plus bas possible. En période de soudure, le moment critique entre les deux récoltes, ces céréales sont revendues aux paysans à bon prix et à proximité.
Un état des lieux réalisé en 2002 sur le réseau des greniers de la FNGN qui représente 700 000 membres, a permis à SOS Faim et à son partenaire de concevoir un nouveau programme sur 5 ans visant à redynamiser les greniers de sécurité alimentaire.

La FNGN et SOS Faim.
Le partenariat entre la FNGN et SOS Faim a permis de diversifier les produits alimentaires disponibles dans les 141 greniers de la FNGN. Un accent important a été mis sur la formation et l’encadrement des responsables des GSA, notamment pour leur permettre d’effectuer leurs achats aux meilleures conditions. Cela a permis dès 2004 aux greniers de proposer des quantités plus importantes de denrées alimentaires et de mieux répondre aux demandes de la population.