
Au Burkina Faso, il n’existe qu’une saison des pluies, de mai à septembre, n’offrant qu’une seule culture de céréales par an. Le reste de l’année, le climat chaud et sec ne favorise pas la pratique de l’agriculture et de l’élevage dont vit 80 % de la population. Pourtant, il existe des bassins de retenue d’eau qui peuvent êtres utilisés pour pratiquer le maraîchage irrigué pendant la période sèche et ainsi permettre un complément aux cultures céréalières. Le maraîchage irrigué constitue alors une alternative pour les paysans afin d’augmenter leurs faibles revenus, améliorer leur apport en nourriture et diminuer leur dépendance au climat. Mais les méthodes trop archaïques, les outils trop rudimentaires, la mauvaise organisation des acteurs par manque d’encadrement et de moyens financiers empêchent l’irrigation d’être réellement efficace.
La population a fait appel à l’APIL. Cette association a pour mission de renforcer et soutenir les capacités des organisations paysannes. Il s’agit d’aménager les périmètres de trois communes du Centre Nord (Kaya, Pissila et Boussouma) de systèmes d’irrigation munis de stations de pompage d’eau. Les motopompes acheminent l’eau retenue dans les bassins vers les parcelles de terre.
Le maraîchage irrigué permet :
La population peut aussi bénéficier de formation sur les techniques agricoles. Des magasins de stockage des intrants et de la production sont également mis en place. En plus, cette zone de production possède des atouts de commercialisation de par sa proximité avec Ouagadougou, la capitale et les pays limitrophes comme le Ghana. Le maraîchage irrigué se trouve donc être une solution à l’amélioration des conditions de vie des producteurs dont la vie dépend des activités agricoles.
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L’APIL et SOS Faim
Afin de renforcer mutuellement leurs actions sur le terrain, l’APIL et SOS Faim collaborent sur le plan financier, organisationnel et gèrent le suivi des activités. Des échanges réguliers ainsi que les missions de SOS Faim au Burkina permettent d’assurer une prise de décision stratégique consensuelle. L’APIL, de par sa connaissance du terrain, de l’activité et des acteurs, et de par sa proximité, assure un suivi rapproché des périmètres maraichers. Le maraîchage a débuté en janvier 2008 avec 5 hectares de parcelles irriguées. L’ambition, dès maintenant, est de préparer 10 hectares à irriguer afin qu’en 2009, 40 villages puissent compenser leur déficit céréalier en maraîchage irrigué.